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samedi 17 janvier 2015

P15sem3

Bonjour,

"Image d'hiver", pas très pratique en ce moment comme thème quand on habite près de Paris. Et comme je n'ai pas vraiment ce genre de vos photos dans mes archives, du moins rien d’intéressant ou de suffisamment artistique à vous montrer. Du coup j'ai choisi une photo un peu particulière, où on retrouve d'ailleurs mon rond point que je vous avais déjà montré il y a quelques semaines, et je vais vous conter l'histoire qui va avec. Et comme je suis très joueur, j'ai disséminé quelques petites phrases d'une célèbre chanson récente en clin d'oeil à ma fille, qui en est totalement fan, la connaît par coeur, et qui est née cette année là !



Décembre 2010, l'hiver s'installe doucement dans la nuit, au petit matin un peu patraque j'emmène mon fils à l'école et ma fille chez la nounou.
De retour à la maison mes craintes se confirment.......c'est la gastro !
J'appelle mon employeur pour le prévenir que aujourd’hui , je ne reviendrai pas, puis quelques instants après des flocons commencent à tomber, beaucoup de flocons. De plus en plus et de plus en plus fort.
En à peine une heure et demie toute l’Île de France se couvre d'une neige épaisse. A partir de cet instant la neige est reine à son tour.
Voyant la neige tomber à gros flocons, partout dans les entreprises, des employés se disent "c'est décidé je m'en vais", pour éviter de rester coincés dans la circulation en fin de journée !
Peine perdue, Paris est bloqué, paralysé par la neige, dans leur voiture à l'arrêt depuis des heures, les conducteurs pensent en voyant le temps se durcir "il est bien trop fort, j'ai lutté en vain !"
Coincé par ma gastro je regarde les informations et vois des images de toute une région qui semble totalement figée, figée, figée hors du temps.
Je contemple alors le chaos par la fenêtre de mon quatorzième étage et me dit que quand on prend de la hauteur tout semble insignifiant. Si je n'étais pas tombé malade ce matin là, je serais moi aussi perdu dans l'hiver et cette circulation où les gens résignés semblent se dirent "ma place est là pour toujours !"
La journée passe, la nuit passe, mon épouse me préviens qu'elle dormira au travail sur un lit de fortune....par terre.
 La situation se débloque enfin, petit à petit, ceux qui peuvent à nouveau rouler se disent "Libéré, délivré, désormais plus rien ne m'arrête". Puis ils rentrent chez eux et retrouve leur famille en lâchant un "me voilà oui je suis là" de soulagement.
Quand à moi je renommais ma maladie de gastro-entérite pour un dénomination plus juste de gastro-salvatrice, car en général on l'attrape lorsqu'il fait froid.
Et ce jour là ma devise aurait pu être :
"Le froid est pour moi le prix de la Liberté"